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MÉTHODE

LES GENRES

Le genre est un moyen de classer les œuvres en fonction de critères communs.

Les genres non littéraires ont en général un but utilitaire, on les qualifie de « fonctionnels » : article de journal, recette de cuisine, slogan publicitaire, carte postale…

Les quatre grands genres littéraires sont :

  • le récit ;
  • le théâtre ;
  • la poésie ;
  • l’essai (texte d’idées).

Il existe ensuite de très nombreux « sous-genres »

  • Dans le récit : on peut déjà distinguer le récit fictionnel (roman) et non fictionnel (autobiographie). Les différents sous-genres peuvent aussi se déterminer en fonction de la longueur (nouvelle ou roman), de la forme (roman épistolaire), du contenu (roman policier, roman de science-fiction…).
  • Dans le théâtre : on peut citer la farce, la comédie, la tragédie, le drame, le vaudeville…
  • D’autres genres mineurs : la maxime, la lettre, le portrait…

Parfois, les frontières entre les genres peuvent être floues (ce qui peut donner des pistes d’analyse intéressantes pour un texte) :

  • Les Fables de La Fontaine appartiennent-elles à la poésie ou au récit ?
  • Les pièces de théâtre écrites en vers sont-elles de la poésie ?

Attention : ne pas confondre les genres avec les « types de textes » (ou « formes de discours »), c’est-à-dire les quatre principales visées d’un texte : narratif, descriptif, explicatif, argumentatif.

 

LES REGISTRES (OU TONALITÉS)

Le registre est l’ensemble des procédés qui, dans un texte, suscitent une impression particulière chez le lecteur (souvent une émotion, comme l’angoisse, la pitié, le rire…).

Les manuels présentent des cours très riches sur les différents registres, mais vous pouvez retenir ces définitions minimales – autant de termes qui vous aideront à caractériser un texte lors d’un commentaire :

 

  • Comique : le but est de faire rire.
  • Humoristique : faire rire par des jeux sur le langage, des effets de décalage…
  • Ironique : faire entendre le contraire de ce qu’on dit, établir une complicité avec le lecteur pour critiquer, souvent en provoquant le rire.
  • Caricatural : faire un portrait comique en grossissant le trait, en exagérant.
  • Satirique : attaquer, critiquer de manière moqueuse la société ou de certains groupes sociaux.
  • Parodique : imiter un genre (littéraire, artistique…) dans le but de faire rire.

 

  • Tragique : susciter terreur et admiration devant le spectacle d’un malheur extrême, d’un destin fatal. Les personnages sont distants du lecteur.
  • Pathétique (du grec pathos, « passion, souffrance ») ; susciter la pitié par la représentation de la souffrance. Le lecteur se sent proche des personnages.

 

  • Lyrique : expression poétique des sentiments personnels. Le mot vient d’un instrument, la lyre, attribut du dieu grec de la poésie Apollon – c’est pourquoi le lyrisme est souvent associé à la musicalité.
  • Élégiaque : expression de la nostalgie, du regret.

 

  • Épique : susciter l’admiration pour un héros souvent représentatif d’une nation, aux actions merveilleuses et extraordinaires, qui s’illustre généralement lors de combats. Issu du genre antique de l’épopée (L’Iliade et L’Odyssée d’Homère sont des épopées).
  • Dramatique (du grec drama, « action ») : provoquer le suspense par une action violente et rapide.

 

  • Polémique : chercher à provoquer, à susciter l’indignation, en attaquant violemment une personne ou une idée.
  • Laudatif : faire un éloge.
  • Oratoire : persuader en marquant la conscience de son auditoire.
  • Didactique : donner une leçon, instruire le lecteur.

 

  • Réaliste (attention, le réalisme est aussi un mouvement littéraire du XIXe siècle) : chercher à « faire vrai », à décrire la réalité concrète et familière, voire triviale (s’oppose à l’idéalisation).
  • Fantastique (attention, c’est aussi un sous-genre du récit) : provoquer le malaise, l’angoisse du lecteur devant des éléments inquiétants, inexplicables qui surgissent dans la vie réelle et quotidienne.
  • Merveilleux : contrairement au fantastique, la présence du surnaturel est acceptée au départ par le lecteur (comme dans le conte de fées).

 

Remarques complémentaires :

  • Un même texte peut exploiter plusieurs registres (tragique et pathétique, polémique et satirique…).
  • Certains registres sont associés à des genres (comique / comédie, tragique / tragédie, lyrique / poésie…) mais on peut les rencontrer aussi dans d’autres genres.

Attention : ne pas confondre les registres avec les « niveaux de langue » (familier, courant, soutenu)…