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MÉTHODE

*La dissertation est l’un des trois sujets d’écriture au choix de l’écrit du baccalauréat (avec le commentaire et l’invention), notés sur 14 points en séries technologiques, ou 16 points en séries générales (après la/les question(s) sur corpus, sur 4 ou 6 points selon la série).

*Il s’agit de « conduire une réflexion personnelle et argumentée à partir d’une problématique littéraire issue du programme de français. Pour développer son argumentation, le candidat s’appuie sur les textes dont il dispose, sur les « objets d’étude » de la classe de première, ainsi que sur ses lectures et sa culture personnelle. » (B.O. n°46 du 14.12.06)

 

La formulation des sujets

Voici des sujets proposés ces dernières années au baccalauréat. Ils se composent toujours :

    • d’une « question » littéraire parfois fondée sur une citation ;
    • de consignes sur les exemples à utiliser, éventuellement sur l’organisation du travail.

[Objet d’étude : Le texte théâtral et sa représentation, du XVIIe siècle à nos jours]

Þ Quelles sont les fonctions du costume au théâtre ? Vous répondrez à cette question en vous appuyant sur les textes du corpus, sur vos lectures et sur votre expérience de spectateur.

[Objet d’étude : Le personnage de roman, du XVIIe siècle à nos jours]

Þ Le romancier doit-il nécessairement faire de ses personnages des êtres extraordinaires ? Pour répondre à cette question, vous vous fonderez sur les textes du corpus ainsi que sur les textes et œuvres que vous avez étudiés et lus.

[Objet d’étude : La question de l’Homme dans les genres de l’argumentation du XVIe à nos jours]

Þ Dans quelle mesure l’argumentation indirecte est-elle efficace pour offrir au lecteur une réflexion sur l’homme et son comportement en société ? Vous appuierez votre réflexion sur le corpus et les textes que vous avez lus ou étudiés.

[Objet d’étude : Écriture poétique et quête du sens, du Moyen Âge à nos jours]

Þ « La poésie […] n’a pas d’autre but qu’Elle-même », écrit Baudelaire (texte C). En prenant appui sur les textes du corpus, sur les poèmes que vous avez lus et étudiés et sur votre culture personnelle, vous vous interrogerez sur cette déclaration et vous vous demanderez si elle correspond à votre définition de la poésie.

 

Dissertation2

PAS DE PANIQUE ! AVEC UN PEU DE MÉTHODE, ON PEUT Y ARRIVER…

 

Le travail du brouillon

L’analyse du sujet et la recherche d’idées

  • Recopier au brouillon, en gros, le sujet et repérer les mots-clés et les articulations.
  • En dessous, définir et analyser précisément les termes du sujet, en cerner les limites.
  • Reformuler si nécessaire la problématique (la question littéraire en jeu dans le sujet).
  • Noter toutes les idées, les arguments, les exemples qui pourront venir appuyer la réflexion (une relecture des textes du corpus doit permettre d’en trouver certains).

 L’élaboration du plan

  1. Les grands types de plans

Le plan permet d’organiser un raisonnement en plusieurs étapes. Plusieurs plans sont possibles en fonction du sujet et du type de question posée :

*Le plan « analytique » permet d’explorer les différents aspects d’une notion proposée par le sujet.

On l’utilise souvent quand la question posée est « ouverte » (diverses réponses possibles) : « Quelle est la fonction de… ? », « En quoi… ? », « Par quels moyens… ? », « Comment… ? ».

*Le plan dialectique (thèse / antithèse / synthèse) s’emploie pour les sujets faisant état de jugements contradictoires, ou énonçant une opinion extrême.

On l’utilise souvent quand la question posée est « fermée » (réponse oui / non) : « Pensez-vous que… ? », « Peut-on dire que… ? ».

I. [Oui] Justification argumentée de la thèse proposée par le sujet

II. [Mais] Remise en cause de cette thèse

III. [Finalement…] Tentative de dépasser l’opposition, de reformuler le problème de manière plus intéressante. Il n’est pas obligatoire de proposer un III si vous n’en trouvez pas…

NB : les questions commençant par « Dans quelle mesure… ? » entraînent le plus souvent, mais pas de manière systématique, un plan dialectique (à voir en fonction du sujet).

  1. Le plan détaillé

*A l’intérieur de chaque partie, prévoir 2 ou 3 sous-parties, en allant du plus simple au plus complexe.

*Chaque sous-partie développera un argument en utilisant un ou deux exemples précis empruntés soit au corpus, soit aux textes étudiés dans l’année, soit à vos lectures personnelles.

 

La rédaction

 Règles générales

*La rédaction doit être impeccable : écriture soignée, orthographe et syntaxe irréprochables, niveau de langue courant ou soutenu, pas d’abréviations. Éviter l’emploi de la 1re personne du singulier. Souligner les titres des œuvres, mettre les citations entre guillemets…

*Attention : vous ne reproduisez pas directement votre plan (titres, numéros de parties) ; la présentation, la cohérence de votre propos et l’emploi de connecteurs adaptés doit suffire pour permettre à votre correcteur de saisir l’organisation de votre plan.

*La présentation doit être propre, claire, aérée : il faut sauter des lignes entre les grandes parties (mais pas à l’intérieur), commencer tous les paragraphes (notés ci-dessous) par des alinéas :

Introduction générale : 1 paragraphe (à rédiger d’abord au brouillon)

Elle se compose de 5 étapes :

  • L’accroche permet d’introduire le sujet par une ou deux phrases s’appuyant sur un élément de cours sur l’objet d’étude concerné, un point d’histoire littéraire, une étymologie, une brève citation célèbre…
  • Il faut ensuite recopier le sujet : la question et / ou la citation éventuelle (si celle-ci est trop longue, on peut sélectionner les passages les plus importants).
  • Puis on analyse le sujet en définissant les mots-clés, en expliquant le sens de la citation éventuelle…
  • On formule alors la problématique (qui le plus souvent peut être une simple reformulation de la question du sujet).
  • Et enfin on annonce le plan (seulement les grandes parties).

Développement (à rédiger directement sur la copie)

*Au début de chaque grande partie, un paragraphe d’introduction reprend le titre noté au brouillon et annonce les sous-parties à venir.

*A la fin de chaque grande partie, un paragraphe de transition conclut la partie qui précède et annonce la suivante, en faisant apparaître le lien logique (pour la dernière partie une petite conclusion suffit).

*1 sous-partie = 1 argument = 1 paragraphe, à composer ainsi :

  • Phrase d’introduction reprenant le titre noté au brouillon pour annoncer l’argument.
  • Justification détaillée de l’argument, appuyée sur des analyses précises d’exemples et citations.
  • Brève phrase de conclusion qui reprend l’argument de la sous-partie.

Conclusion générale (à rédiger d’abord au brouillon)

*Résumé rappelant les étapes du plan pour répondre à la problématique, puis si possible « ouverture ».